Religions

Dimanche 4 février 2007 7 04 /02 /2007 07:44

Le Figaro et l’Express l’ont annoncé dans leur édition du 2 février 2007, le ministère de l’Éducation nationale l’a confirmé, un certain « Atlas de la création » a bien été envoyé dans plusieurs centaines d’établissements scolaires, en dix mille exemplaires. Cet ouvrage richement illustré vise à installer la croyance en la création, à l’aide du  plus vieil argument religieux  qui soit : les merveilles et la grandeur de la nature … qui à elles seules démontrent la création ! Les photos séduisent, le texte trompe par sa méconnaissance  de la théorie de l’évolution. Le ministère a  demandé aux établissements qui l'ont reçu de ne pas diffuser l'ouvrage auprès des élèves.

 

L’auteur porte le pseudo de Harun Yahya, et diffuse aussi sa doctrine sur le web. Sur  son site internet « Le mensonge de l’évolution », il réfute le darwinisme en arguant qu’il n’a pas fait ses preuves. Mais en parcourant ses pages, vous vous apercevrez vite que nulle part il ne mentionne la sélection naturelle.  Parler de darwinisme sans parler de sélection naturelle, c’est faire tomber la théorie. Car c’est bien la sélection naturelle qui est LE mécanisme d’évolution à l’œuvre dans la théorie, réaménagé et décliné depuis Darwin, mais toujours bien central. Sans ce mécanisme, il était  en effet facile à l’auteur de laisser inexpliqués des pans entiers de la nature.

Autre argument avancé contre le darwinisme : il favorise les comportements de conflit. D’après Harun Yahya, il est même la cause des attentats du 11 septembre, car « le darwinisme est la seule philosophie qui valorise et donc encourage le conflit ». Cette accusation nous paraît choquante. Mais n’oublions pas que ce fut un argument religieux prépondérant lors de la parution de L’origine des espèces en 1859. Les chrétiens en effet y voyaient un mécanisme dur (la  sélection naturelle et la loi du plus fort) et  réfutaient cette discrimination naturelle, parce qu’elle attribuait un destin dramatique aux plus faibles.  Leurs raisons, si elles n’étaient pas scientifiques, étaient humainement louables. Depuis le XIX e siècle, la théorie s’est affinée. On sait désormais que la sélection joue aussi sur les registres de la coopération et de l’adaptation. Registres qui dédouanent la théorie de son aspect  « loi du plus fort ».  L’argumentation de Yahya est d’une grande pauvreté : sa connaissance de Darwin est pleine de lacunes et il aurait bien besoin de réactualiser ses connaissances.

 

Reste que si la doctrine de Yahya est facile à démonter, elle fait peur par la puissance de ses actions. Les moyens financiers déployés pour une opération de ce type au niveau national  posent la question de l’origine de cette entreprise.

 

Par Agnès Lenoire - Publié dans : Religions
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Jeudi 15 février 2007 4 15 /02 /2007 09:55
Ce mercredi 14 février 2007, Charlie Hebdo sort un numéro un peu spécial : un numéro qui relate son procès, qui a eu lieu les 8 et 9 février 2007,  « Comme si vous y étiez ». L’enjeu est de taille. Si Charlie était condamné, ce serait le retour du délit de blasphème, pourtant autorisé par la loi française, mais qui ferait alors jurisprudence. Ce serait le retour de la foi bafouant la loi. On n’ose imaginer la brèche ainsi créée, béante à toutes les dénonciations de nos caricaturistes, ces plumes piquantes, ces plumes libres, soupapes de nos esprits si souvent saturés de pensée unique. 
 
Dans son édito, Philippe Val défend bec et ongles la caricature de Cabu, son directeur artistique, publiée en couverture, qui montrait Mahomet se désespérant des extrémistes, parce qu’elle vise clairement les intégristes. La mention au-dessus du dessin l’explicite : « Mahomet débordé par les intégristes ».  Philippe Val, directeur de publication, tout comme ses avocats, insistent sur ce point : la caricature ne visait pas le musulman pacifique de la rue, mais les éléments terroristes qui se réclament de Mahomet. Mais Philippe Val revendique aussi le droit de se référer à l’histoire : l’objet sacré de Mahomet est le sabre, un sabre symbole de lutte qu’il a utilisé une partie de sa vie. Philippe Val affirme même : « Nier que le Prophète fut un homme en armes, c’est nier l’histoire. C’est nier aussi les massacres qu’il a fallu perpétrer pour aller de Médine à Poitiers ! ». Le parcours du Prophète est donc en partie violent ; de nos jours le sabre serait, à n’en point douter, une bombe. Il est repris par des fanatiques qui n’ont pas compris la pacification de l’islam au fil des siècles.
De plus, Philippe Val a déjà affronté des procès pour des insultes assénées à la religion catholique. Dans ses colonnes, en 1995,  Riss appelle « à chier dans les bénitiers », et  en 1996, Philippe Val souhaite la bienvenue « au pape de merde ». Dans les deux cas il fut relaxé. Comment imaginer qu'il soit alors condamné pour avoir égratigné des intégristes islamistes ?
Le directeur de publication se demande aussi qui voudrait interdire ce type de caricatures. Il voit deux types de personnes : les fanatiques eux-mêmes, visés, et si prompts à jouer les victimes. Ensuite ceux qui ont peur. Il y a en France, et c’est stupéfiant, une partie de la population qui, grâce à une médiatisation bien orchestrée des valeurs religieuses, est d’ores et déjà « tétanisée par la trouille ». Cette peur, bien manipulée, mène tout droit à l’auto-censure des plumes critiques, des humoristes et caricaturistes, et à l’abandon d’une valeur fondamentale de la République : la liberté d’expression, donc de la presse.
Philippe Val a bien raison de s’inquiéter de cette catégorie de personnes figées dans la peur. Car dans une autre colonne de Charlie, Gérard Biard nous apprend qu’un sondage de la TNS-SOFRES a été réalisé pour Le Pèlerin au moment du procès. Il montrait que les français sont prêts à abandonner les libertés qui ont fondé la République puis la laïcité. En effet 79 % d’entre eux estiment « qu’il est inacceptable de se moquer publiquement d’une religion. ». Le pourcentage d’interrogés d’accord avec cette affirmation est encore de 64 % chez les non-croyants ! La procureure générale a demandé la relaxe. En attendant, Philippe Val titre son édito : « On n’a pas gagné ». Doute et confiance alternent. Verdict le 15 mars 2007.
Par Agnès Lenoire - Publié dans : Religions
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Dimanche 18 février 2007 7 18 /02 /2007 16:23

Les créationnistes américains prétendent que, le darwinisme ne présentant aucune preuve sérieuse de sa validité,  une théorie de la création par Dieu devrait l’accompagner dans l’enseignement scolaire. La création divine et la théorie de l’évolution devraient donc, toujours selon eux, être traitées sur un même plan, celui de l’hypothèse. Sous le prétexte de présenter aux élèves deux théories mises en débat, on découvre une façon très habile de réintroduire la religion à l’école. Malheureusement, la Constitution américaine interdit l’enseignement religieux dans les écoles publiques. Pour contourner cet obstacle, le créationnisme s’est doté d’une autre rhétorique, débarrassée des mots  Dieu, création en six jours, ou Bible. Ce nouvel habillage s’appelle désormais « Dessein intelligent ». Leur credo : le monde est trop beau et trop complexe pour être le fruit du hasard. Un grand architecte, ou une intelligence supérieure, ou une force organisatrice supra naturelle, a dû obligatoirement  donner l’impulsion et organiser ce grand chantier… Les tenants du dessein intelligent oublient ainsi, dans leur grande ignorance scientifique, que, outre une part de hasard, intervient aussi dans l’évolution un mécanisme-clé : la sélection naturelle.  

 

En 2005, c’est la Pennsylvany qui a débouté ses religieux  du dessein intelligent. En 2007, il y a quelques jours (15 février), le  conseil scolaire du Kansas  a lui aussi  remis de l’ordre dans ses programmes en rétablissant l’enseignement de l’évolution. Il nettoie  aussi les manuels scolaires de l’idée, diffusée avec insistance par les prêcheurs du dessein intelligent,  que l’évolution ait pu faire l’objet d’une controverse au sein même de la communauté scientifique. Une reformulation de la définition de la science a aussi été élaborée : elle se limite à la recherche des explications raisonnables des événements qui se produisent dans l’univers. Cette définition fonde la science comme méthode d’investigations. La religion n’y a pas sa place.

 

Pour le Kansas, c’est une belle victoire des Républicains modérés et des Démocrates,  qui combattent depuis deux ans la diffusion du dessein intelligent dans les écoles et manuels scolaires. Toutefois, la partie n’est pas gagnée. Le Kansas est un état conservateur et le conseil scolaire a déjà reçu une pétition de 4000 signatures en faveur d’un retour à une prise en compte du dessein intelligent. Les créationnistes sont puissants : dans 24 états, au cours des 5 dernières années, leur enseignement religieux a été introduit dans les programmes scolaires.

Là-bas, aux Etats-Unis, le combat continue. Chez nous, devant l’influence rampante d’une spiritualité exacerbée, la vigilance s’impose.

 

Sources des infos : Le Café Pédagogique

http://www.cafepedagogique.net/lexpresso/Pages/160207lexpresso.aspx

 et The Guardian

 http://education.guardian.co.uk/schoolsworldwide/story/0,,2013267,00.html

 

Par Agnès Lenoire - Publié dans : Religions
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Jeudi 1 mars 2007 4 01 /03 /2007 07:03

 

Sur le site « nouvel Obs.com en temps réel »,  une dépêche de l’Associated Press se fait l’écho d’expériences visant à démontrer l’existence de Dieu dans le cerveau. Le docteur Andrew Newberg, de l’Université de Pennsylvanie, utilise l’imagerie cérébrale afin d’étudier « la spiritualité du côté cérébral ».

Je ne conteste pas l’intérêt d’une telle recherche, dans le sens où il est intéressant, voire indispensable, de localiser les fonctions de notre cerveau, et mieux comprendre son fonctionnement. Mais l’étude semble étrangement connotée : Dieu est partout, présent, renouvelé, réaffirmé.

D’abord voyez un peu le titre de l’article (mais là c’est sans doute le journaliste qui est en cause) : « Dieu existe-t-il hors de l’esprit humain ou est-il une création de notre cerveau ? »

Comment peut-on poser une telle question ? Que vous croyiez en un Dieu extérieur à nous, ou que vous n’y croyiez pas, de toute façon vous ne l’avez jamais vu, donc il demeure depuis toujours une représentation mentale pour tous. Par conséquent, à l’intérieur du cerveau et nulle part ailleurs ! La seule utilité de visualiser le cerveau est de savoir ce qui s’y passe  et où, non de prouver une existence divine impossible à démontrer.

Ensuite, vous aurez droit à la formule classique un peu usée : « Toute la spiritualité et la croyance ne relèvent pas de la foi religieuse. » On s’en doute, n’est-ce pas, mais cela est devenu une obsession de rappeler au quidam qu’il n’est pas entièrement fait de chair et d’os. Quelque part dans nos neurones, la spiritualité veille. Précaution prise juste pour le cas où de monstrueux matérialistes oseraient réapparaître ! Mais où les athées trouvent-ils leur spiritualité alors ? L’article nous explique que les bienfaits de la foi religieuse peuvent être issus de « l’expression artistique, la méditation non religieuse, la contemplation  d’un beau coucher de soleil ou encore l’écoute de musique émouvante ».  Et de citer dans la foulée Newberg : « Les athées possèdent aussi un système de croyance » Alors là,  matérialistes et athées, insurgez-vous avec moi de ce galvaudage ! Que nous ayons des croyances, sans doute, on ne peut jurer de rien, surtout si on rapproche les croyances de notre système de convictions. Mais ici, il est question d’émotions artistiques, et tout de go, ces émotions sont assimilées à un système de croyances. Un tel amalgame, grossier et faux, ne doit pas nous laisser indifférents. Le matérialiste est porteur des mêmes émotions universelles que tout un chacun, mais ces émotions sont différentes des croyances. L’objectif de l’article semble bien de vouloir fondre tout le monde dans la même spiritualité unique.

Ensuite l’expérience d’imagerie cérébrale a concerné un groupe de Pentecôtistes « doués de glossolalie, capacité de parler des langues étrangères que l’on a jamais apprises » pendant leur activité de glossolalie, puis pendant un chant de gospel. Tout de suite, on sursaute à la présentation des Pentecôtistes. Ils seraient réellement doués ! Leur glossolalie est présentée comme un fait non contesté, ni même mis en doute. Pourtant, s’il s’agit bien de parler une langue inconnue de soi, cela s’appelle un miracle, donc sans valeur scientifique, impossible à tester. Il aurait fallu savoir avant l’expérience si ces gens avaient appris par cœur un texte en langue étrangère ou s’ils cachaient un apprentissage ancien. Sinon, en quoi l’étude de religieux qui ne sont que des mystificateurs a-t-elle un intérêt ? J’ajouterai qu’il existe plusieurs définitions de la glossolalie : selon Le Petit Robert, il s’agit d’un « charisme se manifestant par un don surnaturel des langues » (donc bien un miracle) mais aussi un « langage personnel utilisé par certains psychopathes ou dans un but ludique, constitué de néologismes organisés selon une syntaxe rudimentaire ». Selon Wikipédia il s’agit de la « langue des anges,  c'est-à-dire un parler mystérieux pour les hommes, que seul Dieu peut comprendre (glossolalie vraie) » Donc une langue imaginaire. Pour être rigoureuse, l’étude aurait dû inclure des psychopathes usant de glossolalie,  mais aussi des enfants en création de mots inventés (les écoles maternelles le font), et des pratiquants de cette langue imaginée, la glossolalie vraie.

La conclusion de l’étude est que le centre du langage est moins actif en glossolalie qu’en chant de gospel.  À aucun moment la glossolalie n’est définie ni analysée en tant que mystification éventuelle (parler un texte en langue étrangère appris par cœur), jeu, ou fait psychiatrique (langage personnel inventé).  Les pistes de recherche seraient alors différentes, moins axées sur la foi religieuse. Mais le but de ces études est surtout de remettre les matérialistes dans le droit chemin des valeurs spirituelles, en montrant qu’on ne peut y échapper puisqu’elles se logent dans le cerveau.

Article à cette adresse :

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/international/20070226.FAP6247/la_science_pour_comprendre_la_spiritualite.html

 

Par Agnès Lenoire - Publié dans : Religions
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Dimanche 11 mars 2007 7 11 /03 /2007 11:32

Définition de Wikipedia  sur son site :

« Wikipédia est une encyclopédie libre, gratuite, universelle et multilingue, écrite de façon collaborative  sur internet avec la technologie wiki. Wikipédia est financée et gérée par la Fondation Wikimedia. »  Qui ne connaît Wikipedia, l’encyclopédie devenue si  utile et si familière aux internautes ?  Wikipedia a un succès fou : 5 milliards de pages sont consultées par mois. Jimmy Wales, cofondateur de l’entreprise, a même été « désigné par le magazine Time comme l’une des cent personnes les plus influentes du moment ». 

Peut-être est-ce ce succès et cette influence considérables qui ont poussé des militants de la droite religieuse américaine à créer Conservapedia, l’encyclopédie qui copie Wikipedia par sa présentation, sa forme, mais la combat sur tous les fronts ? Selon eux, Wikipedia serait de plus en plus « anti-chrétienne », et « gauchiste » (Courrier international – rubrique insolite du 8 mars). Allons faire un tour sur cette divine encyclopédie. Cliquons sur un sujet sensible : l’avortement. Conservapedia bien sûr nous affirme que l’avortement est un méfait de notre société. Mais le dire ne suffit pas. Il faut aussi faire peur aux candidates éventuelles et leur exposer les différentes punitions qui les attendent :

- L’avortement augmente le risque de cancer du sein.  Les taux de cancer du sein seraient bien inférieurs dans les pays occidentaux qui ont interdit l’avortement que dans ceux qui l’ont favorisé. Conservapedia ne dit rien des autres facteurs de risques qui pourraient intervenir sur sa prévalence. Et les études auxquelles il renvoie ne sont reprises que par les sites orientés « religion ». On peut se permettre de douter.

- L’avortement augmente le risque de prématurité. Ah bon ? Pourtant, entre 1971 et 1988, la prématurité a largement diminué, alors que l’avortement venait tout juste d’être libéralisé (1975). Une corrélation inverse comme celle-là, ça ne s’invente pas !

- « L’entrée de Wikipedia sur l’avortement se lit comme une brochure pour l’industrie de l’avortement. » (préjugé n° 5) 

 

 - « Wikipedia affiche 1,5 millions d’articles, mais ce qu’il ne dit pas, c’est qu’une large part de ces articles n’ont aucune valeur éducative. » (préjugé n° 18). Tout dépend de ce qu’on met sous l’appellation « valeur éducative »….

 

 

 

- « L’entrée de Wikipedia pour « Homme de Piltdown » omet des faits importants, comme la  façon dont il fut enseigné à une génération et combien la méthode de datation des évolutionnistes est frauduleuse. »  (préjugé n° 23). Si l’Homme de Piltdown a bien été reconnu comme une fraude par la science, ce n’est pas pour autant que  les méthodes de datation sont mauvaises, puisque c’est grâce à une datation au fluor en 1949, puis au carbone 14 en 1959, que la preuve fut faite que ce crâne n’était pas le chaînon manquant entre le singe et l’homme. Mais cet épisode malheureux de la recherche anthropologique sert aux religieux tenants du créationnisme  à discréditer les évolutionnistes et leurs datations, trop dangereuses pour leur doctrine.

Conservapedia se plaint aussi d’une censure opérée par Wikipedia. Le fondateur de Conservapedia, Andy Schafly, pleure en effet de voir ses propositions d’articles refusées par Wikipedia.  Il affirme qu’elles ont « été supprimées en soixante secondes » (Courrier international – insolite du 8 mars). Ouf ! Si Wikipedia résiste, on respire.

Dessin de José Tricot, illustrateur pour Science et pseudo-sciences (AFIS).

Et puis visitons un peu la liste des biais que Conservapedia attribue à Wikipedia. Pas moins de 35 préjugés, parmi lesquels j’ai puisé quatre exemples :

-  Conservapedia accuse Wiki. de donner le doute sur l’existence de Jésus  en se faisant l’écho d’une poignée de gens incrédules et prétend qu’aucune encyclopédie honorable ne devrait mentionner cela. (préjugé n°2)

Par Agnès Lenoire - Publié dans : Religions
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