2009, année Darwin

« Il ne semble pas qu’il y ait une plus grande finalité dans la variabilité des êtres organisés et dans l’action de la sélection naturelle que dans la direction d’où souffle le vent. »
Extrait de L'autobiographie, Charles Darwin, page 83.

 

Dimanche 24 mai 2009 7 24 /05 /2009 06:51




Au XXVII ° siècle, l’influence de l’astrologie est encore grande, et Riccioli, auteur d’une carte révolutionnaire de la Lune, nomme les « mers » lunaires par des noms issus du vocabulaire émotif.
 










L’astrologie va s’emparer de cette dénomination et la développer pour la faire coller à ses dogmes.  L’idée est que le vocabulaire s’applique aux cultures de la terre, et aux valeurs féminines, toutes liées par un point commun : la fécondité. On le retrouve aujourd’hui dans les divers manuels de jardinage « avec la lune ». Ce dogme prétend que, au premier quartier, tout est positif. C’est donc la période de tout ce qui s’élance vers le ciel et correspond à la reniassance printanier: il faut s’occuper des fleurs, des arbres. Le second quartier est celui de du négatif : il faut à cette période s’occuper des bulbes, des racines. C’est l’époque de l’enfoncement du vivant au cœur de la terre.

 

Alors que l’astrologie ancienne était affaire d’initiés qui s’occupaient de prévoir les événements politiques et travaillaient pour les souverains, je pense que la véritable démocratisation de l’astrologie, et sa pénétration chez les « petites gens » a eu besoin d’un vecteur populaire. Ce vecteur, ce fut le colportage, cette méthode de commerce de proximité. Le besoin de connaître les meilleurs moments pour l’agriculture et les moissons s’est alors conjugué au besoin d’anticiper, de connaître l’avenir. On situe le début du colportage, cette diffusion de petits livres d'images dans les campagnes par les colporteurs de librairies, au XVX e siècle. D’où vient le mot « almanach » ? Peut-être de l’arabe : « manach » signifie en effet « compte » ou saxonne : « almoneed » renvoie à une pratique de décompte des lunaisons, ou bien encore il serait un terme syriaque qui veut dire « l’année prochaine ». Comme on le voit, quelle que soit son origine, il est centré sur le découpage du temps. Il propose donc des calendriers. Il existait déjà chez les chinois, les égyptiens, les grecs, bien avant l’imprimerie. À partir du XVIIé siècle, l’almanach devient véritablement le manuel populaire par excellence, très prisé par le peuple. Le contenu est basé sur l’alternance des saisons (d’où le lien fort entre Lune et cultures), mais aussi la météo, les prévisions météorologiques, astro-météorologiques, où la Lune, mais aussi parfois le soleil, exercent une influence prépondérante.

 

Puisque  les astres ont une influence sur la vie végétale, puisqu’ils commandent le rythme des travaux saisonniers à la campagne, il est admis à l’époque dans l’esprit des campagnards que ces mêmes astres guident aussi la vie animale et humaine. Les paysans sont donc friands de ces almanachs qui semblent leur donner une clé pour anticiper l’avenir.

Mais en 1852, une commission d’examen  est créée afin d’arrêter la diffusion de ces livres qu’on appelle « littérature bleue » et qui exerce une grande influence, trop d’influence, sur les populations. Cette commission parviendra à interdire la plupart des almanachs diffusés par colportage. C’est le XXe siècle qui a vu sa renaissance.

 

L’almanach a diffusé efficacement en France profonde, dans les chemins creux, les fermes et les champs. Qui s’occupera de diffuser la pensée astrologique en ville ? La presse féminine ! Les femmes sont responsables du bien être de leur famille, de la santé, de la qualité de l’alimentation, ainsi que des lie ns familiaux qu’elles entretiennent entre tous les membres. Les magazines féminins vont donc leur servir les centres d’intérêt  qui doivent être les leurs dans notre société: la santé en surveillant  la nouvelle ou la pleine Lune, la beauté en plaçant notre bonne mine sous les auspices de la lumière lunaire, les produits du jardin cultivés en suivant la Lune montante ou descendante, le lien entre la Lune et les humeurs des femmes.

C’est ainsi que la revue Top santé d’août 1992 titre « Votre beauté signe par signe » puis récidive en 1993 avec une apologie de l’astrologie médicale. La revue Marie-Claire de janvier 1994 propose quant à elle un horoscope lunaire axé sur la femme « comme il faut », un horoscope séduisant parce que bucolique, et s’attachant les femmes par  la validation dans leur vie quotidienne (lessive, jardinage, coiffure). 
À savourer : « Elle peut être de miel, rousse ou en croissant. Elle veille sur les amoureux, et sur nos insomnies quand elle est pleine. Depuis la nuit des temps, la croyance populaire lui attribue des qualités que la science continue de ne pas reconnaître. Et pourtant, qui règne sur les marées et influence l’humeur des chats ? Qui blanchit le linge mis à sécher sur le pré ? Qui fait bouger la croûte terrestre et régule la pousse des cheveux et des plantes ? C’est la lune, sans aucun doute ! Sans oublier son rôle en astrologie, comme nous le montre, de la page 134  141, l’horoscope lunaire de 1994. Vingt-cinq ans après avoir posé le pied sur l’astre nocturne, il est grand temps de ne plus l’éclipser et de partir, enfin,  sa découverte. »

 

 

La Lune scande le temps humain, non seulement par ses changements de phases, mais aussi par son analogie avec le cycle féminin. Cette analogie est toute approximative puisque le cycle féminin peut osciller autour de 30 jours; elle   est pourtant largement exploitée par l’astrologie encore de nos jours, et a forgé la croyance que les femmes sont des êtres essentiellement lunaires, et conséquence directe, lunatiques, fantasques.

Le magazine féminin, grand promoteur de la pensée astrologique, même s'il reste le chef de file, est à présent supplanté par le web, qui regorge de sites astrologiques.

Par Agnès Lenoire - Publié dans : La Lune et nous
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Lundi 18 mai 2009 1 18 /05 /2009 06:27

Samedi 16 mai, j'ai eu l'honneur d'être invitée chez les zététiticiens du Languedoc-Roussillon. Mais qui sont ces gens au drôle de nom, me direz-vous ? Voici la définition qu'ils donnent de leur art sur leur site :

"La Zététique se présente comme une méthode de recherche fondée sur le doute et la vérification des informations ; Emile Littré en donne une définition claire : « méthode dont on se sert pour pénétrer la raison des choses ».

Enseignée dès l'Antiquité, elle est une attitude scientifique, fondée sur le refus de toute affirmation dogmatique, et qui emprunte aux Anciens Grecs leur posture « sceptique » : dans la ligne droite du mot skepticos (« qui considère », « qui examine ») la Zététique préfère suspendre son jugement à l’endroit où la connaissance fait défaut et se donner les moyens d’en savoir plus que de croire n’importe quoi. Aujourd’hui, les Zététiciens mettent en place des approches rigoureuses et scientifiques des phénomènes paranormaux, pour y voir un peu plus clair."


Ils m'avaient sollicitée  pour leur parler des influences de la Lune et je leur avais préparé un diaporama. Ne pouvant le publier tel quel sur ce blog, je l'ai transformé en format word avec incrustation des diapositives en format jpeg. Je les publierai en plusieurs fois ici même. En voici les premières.

 

 

 

Il y a cinquante mille ans, l’homme gravait les premières étoiles sur des galets. Depuis, il ne cessera d’observer et d’essayer de comprendre. Dans la grotte de Lascaux, il y a 15 000 ans, les hommes ont peint le groupe d’étoiles des Pléiades au-dessus des cornes d’un taureau, ainsi que les phases de la Lune sous un cheval.

L’alternance nuit-jour, les mouvements réguliers de la Lune et du soleil, furent de tous temps utilisés pour établir les premiers calendriers, bien avant l’écriture. Mais si l’homme constate des régularités qui permettent de compter le temps, il n’en comprend pas les causes, et voudrait leur donner un sens. L’astrologie, en permettant une interprétation, introduisit un principe de causalité, et permit une vue sur l’avenir. Concernant les rapports de l’homme avec la Lune, le double mécanisme, croyance ancienne et intimité chaleureuse, s’il n’en est probablement pas la cause, renforce pourtant la pérennité des comportements superstitieux.

La Lune y tient une place importante parce que double : sa proximité la rend familière, quotidienne, rassurante, et en même temps ses changements d’aspect effraient. La Lune sert à scander le temps, elle a toujours été métronome des activités humaines,  mais l’intimité qu’elle noue avec les hommes, et l’incompréhension de son fonctionnement ont été la source d’innombrables mythes qui perdurent. Et c’est, à mon sens, ce lien mythique fondateur qui retient l’astrologie dans nos cultures.

 

 

L’astrologie et l’astronomie sont nées ensemble, en Chaldée, entre le Tigre et l’Euphrate. L’observation du ciel a très vite appris aux hommes que des phénomènes (les phases de la Lune, les astres errants) se passaient dans le ciel. Les premiers astronomes de Chaldée, dix sept siècles av. J.-C., ont établi des prévisions d’éclipses très fiables, encore utilisées, le SAROS. Mais en même temps, ils ont aussi inventé les signes du zodiaque. Une corrélation fut repérée entre évènements célestes et terrestres (les crues du Nil en Egypte par exemple), il en fut déduit  un contrôle des seconds par les premiers. La Lune au premier chef, étant la plus proche, la plus intime, la plus mystérieuse, mais aussi les planètes, des astres errants, et qui furent perçus comme les représentants de divinités célestes et en devinrent les interprètes.
 
Dix sept siècles avant Jésus-Christ, fut  écrite la première œuvre littéraire : Enouma Elish, récit de création en Babylonie. La Lune y est présentée comme symbole de devenir et de précarité. Chaque nouvelle Lune est considérée comme une petite mort, et les êtres humains  doivent s’efforcer de conjurer les maléfices, nombreux à cette période. Lune et Soleil sont souvent nés ensemble, que ce soit à Babylone il y a 3000 ans, au Mexique au XVI e siècle, ou chez les esquimaux qui présentent les deux astres comme frère et sœur. Les esquimaux sont toutefois les seuls à n’avoir pas associé l’image sombre et froide de la Lune à celle de la femme.


L’une et l’autre vécurent ensemble au plus fort des grandes découvertes, jusqu’à Kepler qui au début des années 1600-1610 installa les lois de la mécanique céleste, sans pour autant cesser d’établir des horoscopes pour des raisons alimentaires. Kepler  a d’ailleurs savamment mélangé l’imaginaire et la science dans son ouvrage « Le songe ».  Ce rêve est prétexte à un voyage  sur la lune, loufoque, mais porteur de connaissances inédites à l’époque (absence de lever de terre sur la lune). Kepler n’était pourtant pas un romantique Certains auteurs comme Henriette Chardak, Philippe Depondt ou Guillemette de Véricourt pensent que Kepler, tout en étant critique vis-à-vis de l’astrologie, croyait en une influence de la lune sur la météo, mais pas sur le destin des hommes. Il se moquait des faiseurs de « prophéties ».

Au cours de la longue histoire des relations humaines avec les astres, persiste une image bipolaire, presque constante, celle d’un Soleil bénéfique et d’une Lune maléfique. Ajoutez à cela une image proche de la féminité, versatilité et précarité obligent, ainsi qu’une réputation à maîtriser les eaux, toutes les eaux, et vous avez là un portrait sexiste et vivace de l’astre de nos nuits, véhiculé par les bons soins de l’astrologie.

 

Par Agnès Lenoire - Publié dans : La Lune et nous
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Mardi 5 mai 2009 2 05 /05 /2009 14:45

Sur le site de Cyrille Baudouin et Olivier Brosseau, site dédié au décryptage des créationnismes (voir  une recension de leur livre dans mon billet du 26 avril, rubrique Notes de lecture), nous apprenons qu’un directeur de recherche de l’INRA, André Eggen, est un créationniste. A. Eggen est passé sur France Inter le 24 avril, et le même jour un article est paru dans Le Monde, pour expliquer les derniers travaux de son équipe : le décryptage du génome d’un bovin, publié dans Science.

Bien sûr, dans leur article, nos deux auteurs C. Baudouin et O. Brosseau se demandent, comme nous, si on ne devrait pas laisser tranquille cet homme qui, tout savant qu’il soit, a le droit d’avoir une croyance religieuse.

On se dit tout de même comment un scientifique peut séquencer un génome dans la journée, puis le soir venu, propager la théorie de la « Terre jeune ».  Mystère. De plus, Eggen est un militant et ses activités impliquent l’INRA, ce qui devient gênant pour cette institution qui l’emploie. Eggen donne des interviews à une puissante structure créationniste Answers in Genesis, il tient des conférences,  il a créé une association évangélique chrétienne dont le site internet propose de "faire connaître le point de vue créationniste basé sur le texte de la Genèse ».

Les scientifiques qui travaillent au sein d’une institution ont aussi une mission de vulgarisation auprès du public.  A. Eggen a une vision particulière de la diffusion des sciences…

Allez lire, pour plus de détails et de références, l’article de C Baudouin et O. Brosseau (lien à la première ligne ci-dessus), cela est très instructif sur les infiltrations dont sont capables les créationnistes, même en France.

Par Agnès Lenoire - Publié dans : Religions
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Dimanche 3 mai 2009 7 03 /05 /2009 15:22

Mandatée par l’ONU, l’association française pour la « Défense de l’Enfant Internationale », ou DEI- France,  est un organisme indépendant qui œuvre à la protection de l’enfance. Dei-France a mené une enquête approfondie sur l’évolution des droits de l’enfant dans notre pays, en s’appuyant sur la Convention Internationale des Droits de l’Enfant (CIDE), en collaboration avec différentes associations liées à l’enfance[1]. L’association  a remis son rapport au gouvernement, lequel devra expliquer sa politique en matière de défense de l’enfance devant l’ONU ce 26 mai 2009. Ce ne sera pas chose facile, car si le rapport officiel du gouvernement est plutôt aseptisé, parce que ne faisant mention que de sa propre législation, celui de Dei-France  est ciblé sur les faits et fait état de lacunes dans la réalité de ces droits. Après avoir analysé les droits des enfants dans leur réalité quotidienne, Dei-France en dénonce plusieurs régressions.

 

La liste est longue des manquements. Selon dei-France, la France, pour respecter la CIDE,  devra se plier à :

-          Mettre enfin en œuvre la suprématie juridique de la CIDE. Aucune loi ne doit violer ses éléments constitutifs.

-          Créer un grand ministère des droits de l’enfant, avec une politique globale.

-          Se donner des moyens de suivi afin de rendre cette politique pérenne, avec des indicateurs et un renforcement des moyens de contrôle.

-          Reconnaître le statut « plein et entier » d’enfant de moins de 18 ans.

-          Elaborer « une politique cohérente au plan national d’accueil et de protection des mineurs isolés étrangers »

-          Revenir sur le durcissement de la politique de réunification familiale des migrants.

-          Remanier les orientations actuelles en matière de justice pénale des mineurs. Privilégier les mesures éducatives en milieu ouvert et donner les moyens de les mettre en œuvre sans délai, condition indispensable afin que les jeunes concernés les prennent au sérieux.

-          Prévenir  l’entrée en délinquance en s’attachant à améliorer les conditions socio-économiques dans lesquels vivent ces enfants.

 

L’esprit de ce rapport est totalement défavorable à la politique actuelle du gouvernement qui a décidé de faire la guerre aux jeunes par un durcissement des mesures pénales. L’esprit de la Convention Internationale des Droits de l’Enfant est bafoué alors même que la France en est signataire.

Le rapport de dei-France dénonce aussi la tendance, lourde de conséquences, qui s’impose en France, de considérer deux classes d’âge : d’un côté l’enfant vulnérable, et de l’autre l’adolescent délinquant en puissance (modification de l’ordonnance de 1945 avec emprisonnement possible dès 12 ans). Les politiques actuelles de prévention ne visent en fait qu’à prévenir la délinquance, et non la protection de l’enfance. Le rapport dénonce aussi les orientations en matière d’éducation. Il constate des « dérives qui sont à l’œuvre  vers une répartition de l’éducation entre éducation formelle (minimale) à l’Ecole d’une part et éducation non formelle dans les structures éducatives ou de loisirs périscolaires d’autre part, qui contribuent encore plus à l’inégalité. »

 

Ce 26 mai, la France aura bien du mal à soutenir le bien-fondé de toutes ces régressions devant l’ONU.

 



[1] La FCPE, l’OCCE, ICEM Freinet, France Terre d’Asile, ANAFE et l’AFMJF

Par Agnès Lenoire - Publié dans : Droits de l'homme - Communauté : PARLONS FRANCHEMENT
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Vendredi 1 mai 2009 5 01 /05 /2009 17:24

En ce tout début de 1er mai, avant l’aube, alors que j’étais sur la route, j’ai eu le loisir d’écouter la radio pendant plusieurs heures. Grâce à un zapping souvent forcé par la configuration chaotique des lieux (Isère, Hautes-Alpes, Drôme), configuration qui ne nous permettait pas de rester sur France Inter, j’ai entendu plusieurs horoscopes qui ont tenté de m’imposer leur journée bleue et rose, de  m’emmener vers des horizons sans contestation, de m’appeler à la conciliation avec mon « partenaire », au dialogue avec mes enfants et à… la patience avec mon chef. Tous les horoscopes sont sur le même modèle, pour tout le monde, pour tous les jours, toutes les saisons, tous les régimes politiques. L’horoscope se déconnecte  de la réalité pour vous nimber de propreté  et d’angélisme.

Pourtant, en ce 1er mai, tous les médias annonçaient une grande journée de mobilisation, une journée en forme d’avertissement pour le gouvernement, une force syndicale enfin unitaire, des manifestants décidés à ne rien lâcher. La réalité du 1er mai, c’est cela, une ambiance revendicatrice et festive à la fois. Mais l’horoscope radiophonique n’en a cure. Il égrène comme hier, avant-hier et comme demain, ses colliers de bonnes intentions et de soumissions.

Il m’a paru saugrenu et comique d’entendre pour le signe des Taureaux : votre caractère impulsif vous pousse à peu de conciliation avec votre partenaire. Lâchez du lest et attendez.

Pour les Poissons : ne tardez pas à vous manifester, le temps est venu de déclarer votre flamme, il ou elle n’attend que cela.

Alors voici, histoire de sourire un peu, un anti-horoscope sur le thème du 1er mai :

Poissons : aujourd’hui vous serez à votre aise dans un bain… de foule, où vous naviguerez de pancartes en banderoles.

Bélier : vous êtes exaspéré et vous aurez envie de crier dans les mégaphones. Allez-y !

Taureaux : vous êtes impulsif ? Profitez-en pour allez chanter des slogans dans les manifs de ce jour.

Gémeaux : vous craignez la foule des cortèges qui vous piétine ? Prenez en la tête, il n’y aura personne devant vous.

Cancer : randonneur aguerri, vous êtes prêt à affronter tous les grands boulevards, vous serez le dernier rentré dans vos pénates.

Lion : votre rage vous donne des idées. Préparez quelques slogans acides à soumettre à votre délégué syndical.

Vierge : cessez de passer du temps à vous choisir une tenue, le défilé est d’abord syndical.

Balance : vous hésitez entre farniente au soleil et participation aux défilés ? Mettez-vous au soleil à votre fenêtre et encouragez les marcheurs.

Scorpion : vous risquez d’être piquant, vos camarades de protestation apprécieront.

Sagittaire : vous avez envie de ruer dans les brancards ? OK, mais ne tirez pas sur l’ambulance

Capricorne : patient comme personne, vous serez préposé au comptage des manifestants dans une grande avenue

Verseau : vous êtes timide ? Secouez-vous et allez soutenir vos camarades.

Par Agnès Lenoire - Publié dans : Astrologie
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